Histoire du ministère des affaires étrangères

​ L’Histoire de la diplomatie égyptienne remonte à l’ère des Pharaons lorsque la communication de l’empire pharaonique a commencé à une phase précoce de l’ancienne Histoire égyptienne avec ses voisins à travers les missions d’exploration et de commerce, dont les nouvelles sont gravées sur les murs des temples depuis la IIIème dynastie, et à travers l’envoi de délégués pour porter les cadeaux aux royaumes voisins.

Les racines de l’école diplomatique moderne égyptienne remontent à environ 12​58 avant J.C., lorsque le premier traité de paix officiel écrit dans l’Histoire de l’humanité entre Ramses II, le Pharaon de l’Egypte, et Hatossili III, le roi des Hissites a été signé et gravé sur une dalle d’argent, dont le texte a été écrit en langue hiéroglyphe sur l’un des murs du temple de Karnak à Luxor. Il existe une copie de l’origine suspendue au siège permanent des Nations Unies en tant que témoin sur l’authenticité et l’expertise de la diplomatie égyptienne, qui a poursuivi l’acquisition des expériences et la défense des intérêts de la nation et des citoyens à l’étranger au sein des Organisations Internationales et des salles de conférence closes, passant par certains points lumineux dans l’histoire de la diplomatie égyptienne comme la bataille d’arbitrage à Taba qui a réussi à restituer le dernier bout de terrain au Sinaï à son origine égyptienne.

Le Ministère des Affaires étrangères dans l’ère moderne:

Histoire de son établissement:

L'établissement du Ministère des Affaires étrangères date de la première moitié du XIXème siècle avec le début de la gouvernance de Mohamed Ali et ses tentatives d'établir un Etat moderne en bénéficiant de la Division Administrative de Napoléon adopté par Mohamed Ali comme base de son Etat. Le Ministère a été un des divans établi par Mohamed Ali afin d'organiser les affaires internes et externes de l'Etat. Il a été principalement concerné par ''le commerce'' qui s'est développé pour devenir ''le Ministère du Commerce étranger'', qui est devenu actuellement un Ministère indépendant. En ce temps, le Ministère des Affaires étrangères était connu sous le nom de ''Divan des Affaires étrangères'' et était concernés par le commerce et les affaires des citoyens.

Apres la gouvernance de Mohamed Ali, cette même structure a continué de fonctionner sans aucunes modifications tangibles et a été connu comme '' le divan étranger'', un des quatre divans fondamentaux de l'Etat. Ce divan était chargé d'abolir l'esclavage et suivre les Traités internationaux. Les modifications étaient en relation avec l'existence européenne en Egypte sous l'ère du Khédive Said et du Khédive Ismail, en tant que résultat des relations existantes avec l'Europe et des privilèges dont jouissent les européens en ce moment. Les arméniens ont contrôlé le divan étranger et ont occupé toutes les hautes positions jusque la fin du XIXème siècle.

Avec le changement de la gouvernance en Egypte en 1878, les juridictions absolues données aux gouvernances ont été cernées sous la pression européenne et les divans ont été remplacés par des portfolios. Dans cette période, les portfolios étrangers ont été présidés par différentes personnes, dont le plus important a été Boutros Ghali Pasha qui est resté le plus longtemps à ce poste (1894-1910).

Après la Première Guerre Mondiale, la fin de la gouvernance Ottomane en Egypte, la declaration du Protectorat britannique sur l'Egypte en 1914, le ''portfolio étranger'' a été annulé en tant que symbole de la souveraineté égyptienne. Avec le réétablissement du Ministère des Affaires étrangères le 15 Mars 1922, la diplomatie égyptienne a commencé à se former. L'Egypte a commencé a envoyé des diplomates à l'étranger, mais cette question n'était que de manière formelle. C'est par le truchement du Premier Ministre des Affaires étrangères Ahmed Heshmat, ayant acquis ce poste en 1923, que l'infrastructure de la structure de travail du nouveau Ministère a eu lieu au Palais du Bostan au quartier de Bab El Louk au Caire comme premier siège officiel du Ministère dont le roi Fouad le Premier était le propriétaire.

Heshmat Pasha a divisé le Ministère en quatre principaux départements, le divan du Ministère, le département des affaires politiques et commerciales, le département des affaires consulaires et celui des affaires administratives. Le premier décret propre au système consulaire a été promulgué en 1925, de même que celui propre aux positions politiques. Malgré l'accord de l'occupation britannique à établir un Ministère des Affaires étrangères, en ce temps, elle a imposé des restrictions concernant le niveau de la représentation diplomatique à l'étranger où ils se sont limités au niveau de ''Ministre plénipotentiaire'' ou bien ''politicien accrédité au titre de Ministre'', à l'exception de la représentation britannique au Caire qui était un ''Haut Commissionnaire''. De même, il a été difficile à l'Egypte de joindre la Ligue des Nations pendant l'occupation britannique.

Avec la signature du Traité de 1936, l'Egypte a pu élevé son niveau de représentation pour arriver au même que celui de la représentation diplomatique à Londres.

Et à cause de ce Traité, la Grande Bretagne a reconnu le droit de l'Egypte à joindre la Ligue des Nations, ce qui lui a permis de jouer un rôle sur le plan international.

L'occupation a ensuite permis à l'Egypte d'augmenter sa représentation diplomatique au niveau d' ''Ambassadeur'', ce qui par conséquent a permis à l'Egypte de joindre la Ligue des Nations, pour devenir le 56ème Etat à y devenir membre. 
Après que la représentation égyptienne s'était restreinte aux grandes capitales comme Londres, Paris, Rome et Washington, elle s'est élargie à de nombreux pays dans le monde entier.

Cette période a également témoigné la naissance de la représentation consulaire qui était plus diffusée que la représentation diplomatique à cause du grand nombre de Consuls dans de grandes villes comme Londres et Liverpool en Grande Bretagne, Paris, Marseille et Lyon en France, Berlin et Hambourg en Allemagne. 
La Révolution de 1952 a eu un grand impact sur la transformation radicale de la structure de travail du Ministère, en vue de s'adapter aux changements faits sur le pan international.

La Révolution a également eu une grande influence sur la fondation du travail diplomatique égyptien.
La loi numéro 453 a été promulguée le 21 septembre 1955 pour déterminer le rôle du Ministère à exécuter la politique étrangère de l'Egypte et des relations égyptiennes avec les gouvernements étrangers et les organisations internationales, protéger les intérêts égyptiens à l'étranger, de même que promulguer des passeports diplomatiques ainsi que de suivre les immunités et les privilèges diplomatiques.

Les devoirs les plus importants qu'assume le Ministère sont les suivants:

  • organiser des échanges des représentations consulaires et diplomatiques avec les autres pays ainsi que la participation égyptienne aux organisations et aux évènements internationaux.
  • Préparer et superviser les missions égyptiennes à l'étranger avec les instructions diplomatiques et consulaires.
  • Rentrer en contact avec les différentes parties afin de conclure des accords et des traités internationaux, de même que superviser sur leur exécution en coopération avec les différents Ministères et Institutions en Egypte.
  • Tenir des communications entre les différents Ministères égyptien, d'un coté et les autorités étrangères, gouvernements et les missions diplomatiques d'un autre coté.
  • Protéger les intérêts égyptiens à l'étranger et de prendre les mesures nécessaires pour les préserver dans les limites des lois et des règlements internationales.
  • Regrouper les informations pouvant influencer les politiques des autres pays et informer leurs Ministères des informations, études et statistiques nécessaires concernant les relations égyptiennes internationales.

Histoire des modifications dans la structure de travail:

En 1979, le Ministre d'Etat pour les Affaires étrangères, dr. Boutros Boutros Ghali, en ce temps, a décidé de réorganiser le Ministère des Affaires étrangères de manière adéquate avec les nouvelles circonstances suite au Traité de paix. L'année suivante, le Ministre des Affaires étrangères Kamal Hassan a réorganisé le Ministère afin de développer le mécanisme interne de travail, de même que de lever le niveau de l'Institut diplomatique.

Suite à l'arrivée au pouvoir du président Hosni Moubarak en 1981, le Ministère a témoigné un processus de reforme élargi. La loi du corps diplomatique et consulaire a été modifié pour la première fois après 30 ans, par conséquent la loi numéro 45 de l'année 1982 concernant le corps diplomatique et consulaire a été promulguée afin d'être appropriée au nouvel élargissement des relations diplomatiques et consulaires égyptiennes et les deux Conventions de Vienne pour les relations diplomatiques et consulaires dont l'Egypte a joint aux débuts des années 60.

Aux débuts des années 90, un processus de restructuration des travaux de la diplomatie égyptienne a eu lieu. Ce processus a été influencé par le nouveau climat international qui a envahi le début des années 90 après la fin de la Guerre Froide et la désintégration de l'URSS, ce qui a par conséquent nécessité le développement du Ministère afin d'être appropriée avec les nouvelles variables internationales et régionales.

De nouveaux facteurs ont influencé le plan international dont la Révolution Technologique, la Révolution de l'Information, l'évolution de nombreux blocs internationaux, la hausse du rôle des ONG dans les relations internationales, en plus de l'émergence de la mondialisation économique.

Ce processus vise également à encourager le processus de prise de décision dans la politique étrangère égyptienne, ainsi que de renforcer les capacités des diplomates dans les différents domaines du travail diplomatique. Les modifications qui suivent ont été prises selon la structure de travail du Ministère et par conséquence aux transformations mentionnés ci-dessus:

  • Etablir et développer des départements pour traiter les questions prioritaires sur le plan international. A cet égard, il a fallu séparer des départements chargés de différentes taches comme la course aux armements, le développement, les droits de l'Homme, l'environnement, le Mouvement de Non-alignement, en plus des département concernés par les NU et ses Agences spécialisés.
  • Coopérer avec le reste des Autorités et institutions des Etats dans un nouveau cadre de travail d'équipe de manière à combiner le travail diplomatique avec la connaissance académique.
  • Développer l'Institut diplomatique afin d'entraîner les diplomates à leurs taches.
  • Réaliser davantage de spécialisation dans les départements du Ministère basé sur la division géographiques. Les départements ont été remplacés par des secteurs présidés par les Assistants des Ministres. Chaque secteur comporte des départements ou des sous-secteurs analogues reliés à la même localisation géographique​​
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TBA​:

L’historique indique que dès le début, l’idée d’établir ce qui a été plus tard appelé ministère des affaires étrangères, en juin 1819, est née quand Mohamed Ali a donné ses directives au ressortissant «Baghous Bey Youssefian  d’occuper le poste de traducteur », vu qu’il possède plusieurs langues, dont le turc, l’arménien, le grec, l’italien et le français, de s’occuper des contacts avec les communautés étrangères en Egypte et régler certaines questions avec les « Bahar barra » (l’appellation de la communauté internationale dans le temps).

Dès lors et Jusqu’à la stabilité du travail au ministère des affaires étrangères après le 15 mars 1922, le ministère a occupé une position privilégié dans l’organisme gouvernemental égyptien, quelque soit son nom au cours des décennies, il est resté un des plus importants symboles de la souveraineté et de l’indépendance nationales. Cette réalité est la cause qui a mené à la décision britannique d’annuler le ministère des affaires étrangères parmi les  résolutions de la déclaration du protectorat britannique sur l’Egypte, le 19 décembre 1914, en tant que manifestation de dépendance de La Grande Bretagne, où pour la première fois, le deuxième ministère de Hussein Roshdi s’est constitué sans un ministère des affaires étrangères, et le gouvernement britannique a imposé que le Haut-Commissaire britannique soit le ministre des affaires étrangères à l’exemple de la Tunisie et du Maroc.

Avec la fin de la Première Guerre Mondiale, en novembre 1918, et le déclenchement de la révolution de 1919, la question du retour du ministère égyptien des affaires étrangères a été soumise, en tant que première manifestation de la reprise de l’indépendance nationale. Le dialogue entre les deux cotés s’est poursuivi trois ans sur le retour de l’activité du ministère égyptien des affaires étrangères.

La question a été soumise en trois phases : la première quand le comité de Milner a indiqué dans son rapport de ses réunions avec la délégation égyptienne, présidée par Saad Zaghloul, en juin – aout 1920, que « quand nous étions en Egypte, nous avons réalisé que tous les Egyptiens, le Sultan et l’ensemble de ses ministres, veulent que leur pays soit représenté politiquement à l’étranger même si leurs opinions se sont divergées dans les autres questions, et ils étaient tous irrités de l’annulation du poste de ministre des affaires étrangères lorsque nous avons déclaré le protectorat et la remise du ministère des affaires étrangères au Haut-Commissaire britannique ». En outre, le Haut-Commissaire britannique avait observé, dans un rapport secret, en décembre 1918, le développement des aspirations des responsables égyptiens « à remplacer la Turquie en tant que Premiers Pays du Monde Musulman ». Mais cette première tentative a échoué dans la réactivation du ministère égyptien des affaires étrangères vu la poursuite du protectorat britannique sur l’Egypte, et l’insistance du coté britannique à gérer toutes les relations étrangères.

La deuxième s’inscrit lors de la déclaration britannique, le 26 février 1921 que « le protectorat est une relation peu satisfaisante » entre les deux pays, et si la réactivation du ministère des affaires étrangère n’a pas été déclarée dans ce cadre, de crainte de l’ouverture de l’Egypte sur des pays  anti britanniques, et de souci que l’Egypte occupe sa place en tant que puissance régionale majeure, ce qui pourrait nuire aux intérêts britanniques, la Grande Bretagne a insisté à démunir le ministère de Adli Pacha Yakan d’un ministère des affaires étrangères, sous prétexte que « l’approbation de recruter un ministre des affaires étrangères de l’Egypte contredit les bases des négociations fondées par le ministère britannique des affaires étrangères », et même quand le ministère des affaires étrangères britannique a accepté, plus tard, la réactivation du ministère des affaires étrangères égyptien, il a restreint son approbation par de nombreuses conditions, parmi lesquelles la condition d’obtenir l’approbation de la Grande Bretagne sur tous les accords politiques, ce qui a été refusé par le coté égyptien et le retour du ministère des affaires étrangères égyptien a éta ajourné.

La troisième phase a eu lieu parmi les tentatives de la réactivation du ministère des affaires étrangères avec la démission du ministère de Adli Yakan le 8 décembre 1921, où les négociations de la formulation du nouveau gouvernement ont commencé par Abdel Khalek Sarwat Pacha, qui a exigé dans le prologue de son programme politique du gouvernement : « la déclaration du gouvernement britannique l’annulation du protectorat et la reconnaissance de l’indépendance de l’Egypte, de prime abord», ensuite « la réactivation du ministère des affaires étrangères et la représentation étrangère en ambassadeurs et consuls ».   

La Grande Bretagne s’est finalement contentée  d’arrêter l'ouverture de l'Egypte sur le monde extérieur, à partir de l’étranger au lieu de restreindre le mouvement du Ministère des affaires étrangères intérieurementce qui a fait l’objet du circulaire envoyé par le gouvernement de Londres à tous ses représentants à l'étranger le 15 Mars 1922 en ce que Allenby a appelé le "principe britannique de Monroepour que les ambassadeurs britanniques en informent les gouvernements auprès desquels ils sont accrédités, incluant ce qui suit:

1-Le gouvernement égyptien aura la liberté de rétablir le ministère des affaires étrangères en préparation de représenter l’Egypte à l’étranger une représentation diplomatique et consulaire.   

2-La Grande Bretagne ne prolonge plus à l’avenir sa protection aux ressortissants égyptiens aux pays étrangers qu’aux limites revendiquées par le gouvernement égyptien et jusqu'à l’établissement de la représentation diplomatique de l'Égypte dans ce pays. 

3-L’annulation de la protection britannique sur l'Egypte ne touche en rien la situation des autres pays en Égypte, d’aucun changement.

4- La prospérité et la sécurité de l’Egypte sont primordiales pour la sécurité de l’Empire Britannique, c’est pourquoi celle-ci maintiendra pour toujours le caractère privilégié de leurs relations vu que cette situation assure l’intérêt suprême de la Bretagne. La reconnaissance britannique a ainsi clarifié l’indépendance et la souveraineté de l’Egypte.

5-Selon ce principe, toute tentative d’ingérence de la part de ces pays dans les affaires de l’Egypte sera considérée un acte offensif, en outre toute agression contre les territoires égyptiens sera sanctionnée par tous les moyens qu’elle dispose.  

Les représentants des pays étrangers à l'Egypte ont été informés  le 15 Mars 1922 ‘’ que le gouvernement égyptien est devenu maintenant libre de rétablir le Ministère des Affaires étrangères, et par conséquent  il a une représentation diplomatique et consulaire à l'étranger», le 16 Mars 1922 un circulaire a été publié, adressé aux représentants des pays étrangers en Egypte relatif à la nomination de   Abdel Khalek Sarwat Pacha ministre des Affaires étrangères et que leurs contacts à l'avenir seront effectués directement à travers lui.

Le premier siège du ministère des Affaires étrangères après son retour était au château Al Bustan au quartier de Bab El Louk au centre du Caire. Abdel Khalek Sarwat a continué son poste en tant que ministre des affaires étrangères avec un groupe limité pour une durée de deux années selon le même système administratif appliqué avant 1914, jusqu'à la promulgation de la première résolution le 4/8/1923 de diviser et organiser les départements du ministère en 7 sections, suivie d'une nouvelle résolution le 29/11/1925 de déterminer et distribuer les fonctions des départements du ministère, puis les résolutions et les lois qui contrôlent le travail  au corps diplomatique et consulaire se sont succédées et sont développées selon les évolutions de l’époque et les exigences accrus et divers de l’action diplomatique et consulaire.

En un bref aperçu de l'évolution du niveau de représentation étrangère à la République Arabe d'Egypte, et la représentation de l'Egypte à l'étranger, nous indiquons que le début avait déjà commencé avant 1914, où la représentation étrangère s’est restreinte au niveau de  député ou de consul général, puis après la déclaration de 1922 et jusqu'en 1936 le niveau de la représentation des missions étrangères au Caire s’est limitée à ministre plénipotentiaire et la Grande-Bretagne a refusé toute tentative d'élever le niveau de la représentation au rang d'ambassadeur. La situation n’a changé qu'après le traité d'amitié et d'alliance    entre l'Egypte et la Grande-Bretagne le 26 Août 1936, dont l’article II a stipulé que : « Sa Majesté le Roi sera représenté à la Cour de Sa Majesté le Roi d'Egypte et Sa Majesté le Roi d'Egypte sera représenté à la Cour de St James par des ambassadeurs accrédités selon les méthodes applicables. "

En ce qui concerne l'évolution de la représentation diplomatique mutuelle, il existait au Caire au lendemain de la déclaration de l'indépendance de l’Egypte le 28 Février 1922 des représentants de dix-sept pays en tant que députés et consuls généraux, s’élevant au cours de la période de 1922 jusqu'à l’adhésion de l'Égypte à  la Société des Nations à 26 pays. L'ouverture des ambassades et des consulats et des bureaux des Organisations Internationales et Régionales en Egypte s’est poursuivie, atteignant actuellement à 240 missions diplomatiques au Caire, devenu l'un des plus grands centres d'accueil de représentations diplomatiques dans le monde.

Quant à la représentation diplomatique égyptienne à l'étranger, les premiers pas du corps diplomatique et consulaire égyptien à l'étranger ont commencé par quatre missions seulement jusqu'à la formation des cadres nécessaires des chefs des missions et les équipes diplomatiques et administratives, le premier décret royal a paru le 24 Septembre 1923 pour la nomination des délégués extraordinaires et des  Ministres plénipotentiaires: Abdel Aziz Ezzat Pasha à Londres, Mahmoud Fakhri Pacha à Paris, Ahmed Zeyar Pacha à Rome, et Seif Allah Yussri Pacha à Washington.

L'expansion des relations égyptiennes avec le monde extérieur a augmenté la représentation égyptienne à l'étranger où le nombre a atteint en 1936 environ 57 Représentations (variées entre 23 commissariats ou ambassades, douze Consulats généraux, vingt et un consulats et une seule mission). Ces ambassades se sont multipliées avec la consolidation des relations égyptiennes étrangères, la croissance des intérêts égyptiens et le départ des citoyens égyptiens à travers le monde pour atteindre environ 162 ambassades et consulats et bureaux de protection des intérêts et  bureaux de représentation, appartenant à la République Arabe d'Égypte à l'étranger. Le nombre total de diplomates aux missions égyptiennes à l'étranger et au ministère des Affaires étrangères au Caire a atteint 980 diplomates de tous les degrés du corps diplomatique et consulaire reconnu internationalement par sa distinction qui convient à  l’école diplomatique égyptienne, aidés par une équipe financière et administrative de haut niveau nommée au ministère et envoyée à l’étranger à travers deux différentes phases d’examens écrits et oraux, augmentant le nombre total d'employés au Ministère des affaires étrangères des divers cadres ​​(cadres diplomatiques, administratifs et  cadres d’aide) à l’intérieur et à l'étranger environ cinq milles individus.​