Aboul-Gheit: Les conclusions de la Conférence de Copenhague ne sont pas suffisantes pour faire face aux défis et aux répercussions néfastes du changement climatique
 
Source:  bureau de presse - cabinet du ministre
Édité à:   20/12/2009
 
 
 
 


Le 20 décembre 2009

Le ministre des affaires étrangères Ahmed Aboul-Gheit a déclaré que les résultats de la Conférence de Copenhague ne sont pas suffisants pour faire face aux défis et aux répercussions néfastes du changement climatique. Le ministre a considéré que la conférence a représenté l'une des chances ratées  pour atteindre une formule acceptable pour une mise en œuvre complète et efficace de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

 M. Aboul-Gheit a attribué le trébuchement des négociations à la division entre les pays développés et ceux en développement sur nombre  de différends concernant le volume de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les pays développés ont insisté sur le fait que la hausse moyenne des températures au monde sera 2 degrés alors que les pays africains ont demandé que cela ne passe pas 1.5 degré, vu que la hausse moyenne de 2 degrés signifiera que la hausse des températures au continent africain sera entre 3 et 4 degrés, ce qui  mènerait à la submersion de plusieurs pays composés de petites iles.

Le ministre des affaires étrangères a clarifié que la conférence a été témoin de plusieurs tentations de la part des pays développés visant à imposer des obligations semblables aux pays en développement dans le domaine de la réduction des émissions de gaz. Des différends ont eu lieu aussi sur le moyen de la vérification et de l'observation pour la mise en œuvre des obligations de la réduction  des émissions et l'organisation des mesures à travers lesquelles les pays en développement pourraient contribuer à ce processus, et la question du soutien requis aux efforts des pays en développement pour s'adapter avec les séquelles du changement climatique.  La conférence a suscité des interrogations légitimes sur le niveau de la transparence de négociation, vu que la restriction des  négociations dans le cadre d'un nombre limité de pays ensuite en soumettre les conclusions aux pays qui n'avaient pas participé à sa formulation n'est plus acceptable et n'aboutira point à des résultats positifs.

 Le ministre des affaires étrangères a espéré que la période à venir sera témoin de négociations réelles où les paroles seront à la mesure de l'action en vue de garantir le succès de la prochaine conférence au Mexique en décembre 2010, surtout que la conférence de Copenhague a renvoyé tous les projets de résolutions  à la conférence du Mexique sans accord aucun. Le ministre a souligné que le document baptisé ''Consensus de Copenhague'', préparé dans un cadre d'un nombre limité de pays,  n'a pas été accepté par la conférence pour son adoption, se contentant d'en prendre part, tout en permettant aux pays  d'y adhérer à leur choix.

En ce qui concerne le rôle de l'Egypte durant la conférence, M. Aboul-Gheit a clarifié que le communiqué du président Moubarak à la conférence a clairement déterminé la vision égyptienne. Le président Moubarak a appelé à l'importance d'atteindre un accord juste et équilibré qui respecte la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques dans le cadre de la responsabilité commune en prenant en considération la différence de fardeaux, qu'il incombe aux  pays développés de déclarer leur engagement à des objectifs déterminés pour la réduction des émissions en entreprenant de sérieuses et concrètes démarches visant à soutenir les potentialités des pays en développement à s'adapter aux séquelles du changement climatique, de fournir l'opportunité aux pays en développement voulant réduire les émissions et étant aptes à  le faire pour qu'ils déclarent leurs plans et leurs efforts nationaux.

Le ministre des affaires étrangères a indiqué que dans le cadre de la contribution égyptienne dans les efforts internationaux pour la réduction des émissions, l'Egypte avait déclaré depuis la fin de 2007 ses plans concernant l'élargissement graduel de l'utilisation des énergies renouvelables pour atteindre 20% du total de l'énergie utilisée  jusqu'en 2020, ainsi que l'élargissement de l'utilisation des moteurs qui fonctionnent par une mixtion de gaz naturel avec le fioul traditionnel afin de réduire les émissions, l'engagement à améliorer la compétence de l'utilisation de l'énergie au niveau de 20% de la totalité de l'économie en général en 2022. il s'agit d'efforts nationaux volontaires  à travers lesquels l'Egypte contribue à l'effort mondial visant à réduire les émissions de gaz.

M. Aboul-Gheit a affirmé que la diplomatie égyptienne est parfaitement consciente des énormes défis liés au changement climatique. Elle a été aussi en contact et en consultation permanente avant et durant la conférence avec toutes les parties pour clarifier les visions et les points de vue égyptiens. Le ministre a en outre fait allusion aux propositions soumises par la délégation égyptienne aux dernières heures de la conférence après la complication des différends lesquelles ont beaucoup contribué à rapprocher les points de vue et à disposer la voie  à une formule rendant possible la négociation durant la période à venir et  évitant le scénario de la chute totale du processus de négociation, tout en s'attachant  aux constances et principes de la position de l'Egypte.