Le 2 juillet 2009…
Le ministre des Affaires étrangères, M. Ahmed Aboul Gheit, a déclaré que le 13ème Sommet africain, tenu à Syrte jusqu’au 3 juillet 2009, examine une des plus importantes questions préoccupant l’Afrique, sous le thème ‘’Investir dans l’Agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire’’, ce qui reflète l’intérêt que les chefs d’Etats africains accordent à confronter la crise mondiale des prix des aliments et lever les défis résultant de la crise financière mondiale contre les économies des pays africains.
Le ministre Aboul Gheit a déclaré que le secteur agricole en Afrique représente un des plus importants secteurs stratégiques, vu la main d'œuvre intensive et l’intérêt à surmonter les lacunes alimentaires croissantes au continent qui souffre déjà de la pénurie du minimum d'Indicateurs de développement humain (IDH) au niveau mondial.
M. Aboul Gheit a ajouté que la proposition du président Moubarak soumise au Sommet africain de Sharm El Sheikh, en juillet 2008, garantit les bases des revendications africaines, notamment d’établir un dialogue entre les pays en développement et les pays développés concernant la question des prix des aliments et le carburant organique y afférent, ainsi que le besoin africain de transférer la technologie vitale et enfin rembourser l’Afrique de l’effet du changement climatique.
M. Aboul Gheit a indiqué que le président Moubarak communiquera aux chefs d’Etats des pays du G8 lors de leur prochain sommet, tenu en Italie durant la semaine prochaine, ces importantes revendications africaines.
Le ministre Aboul Gheit a indiqué que la participation égyptienne de haut niveau au sommet reflète le souci de l’Egypte de mener à bien le sommet avec les meilleurs conclusions, vu que le président Moubarak a nommé M. Ahmed Nazif pour représenter l’Egypte au sommet, ainsi que le ministre de l’agriculture et celui des ressources hydrauliques.
En ce qui concerne les conflits africains qui ont préoccupé le plus les chefs d’Etats africains, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que l’équilibre entre les facteurs de la réalisation de la paix au Darfour d’une part, et l’investigation des responsables concernant les violations qui ont eu lieu au Darfour d’autre part, a poussé les chefs africains à renouveler leur revendication au Conseil de sécurité international et à la Cour pénale internationale (CPI), d'activer l’article 16 de la Convention de Rome, établie par la Cour pour suspendre la poursuite du président soudanais, M. Omar El Béchir. Il a ajouté que la détérioration de la situation en Somalie dernièrement a également obtenu sa part de l’intérêt des chefs africains, vu que le sommet a appelé à la propagation de forces de maintien de la paix de l’ONU dans le plus bref délai en Somalie et de soutenir le gouvernement soudanais.
Dans le même contexte, le ministre des Affaires étrangères a fait allusion à l’augmentation du niveau de contribution des forces égyptiennes au maintien de la paix en Afrique: au Darfour, à la RDC et à la Cote d’Ivoire, ainsi que l’engagement de l’Egypte à renforcer les efforts de maintien de la paix continentaux et internationaux.
En marge du sommet de syrte, M. Aboul Gheit s’est entretenu avec ses homologues de l’Ethiopie, de la Somalie, du Sénégal, du Burundi et de l’Ouganda, dans le cadre de l’intérêt habituel de l’Egypte des pays du bassin du Nil et de la stratégie de sécurité nationale.
M. Aboul Gheit a affirmé que l’importance du sommet parvient également de la nature des questions soumises, notamment l’établissement de l’Autorité de l’Union africaine, qui constitue une démarche importante visant à réaliser le rêve des fondateurs de l’organisation de l’unité africaine en établissant les Etats-Unis d’Afrique, vu qu’il est convenu actuellement d'accorder de larges compétences à l’Autorité de l’union dans des domaines précis, tel la recherche scientifique, l’environnement, la lutte contre le crime organisé et le commerce international pour coordonner les efforts africains.
Le ministre des Affaires étrangères a démenti ce qui a été circulé concernant le refus par certains de l’idée de l’établissement des Etats-Unis d’Afrique, clarifiant que la divergence des opinions entre certains pays africains ne porte pas sur l’unité de l’objectif mais sur le plan temporel et graduel de la mise en œuvre des démarches requises pour réaliser cette unité.
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que le discours du président Moubarak au sommet, prononcé par M. Ahmed Nazif, a démontré, sans ambiguïté aucune, que l’Egypte soutient l’idée d’entamer dans le plus bref délai la mise en œuvre de la phase transitoire du commissariat de l’union africaine à l’autorité continentale, dans un cadre temporel déterminé et de manière sérieuse et équilibrée qui renforceraient l’action africaine commune et réaliseraient l'aptitude et l’effectivité du rôle de l’Autorité et de ses compétences.
M. Moubarak a affirmé dans son discours au sommet que l’Autorité de l’UA se fonde sur les compétences et les potentialités du commissariat de l’UA et ses compétences sont précises, comme convenu, et que la réussite de l’Autorité à assumer ses responsabilités est la seule garantie pour lui accorder des mandats qui passeraient du niveau de la coordination dans certains domaines à un niveau plus élevé dans la direction de l’action africaine commune.
Quant aux meilleurs résultats que l’Egypte a obtenus du sommet africain actuel de Syrte, le ministre des affaires étrangères a clarifié que le sommet a renouvelé son soutien de la candidature du ministre de la culture égyptien, M. Farouk Hosni, au poste de Directeur général de l’UNESCO, réclamant les pays africains d’adhérer à leurs engagements de soutenir les candidats africains aux postes internationaux, ce qui renforce les chances du ministre de la culture à remporter ce poste international éminent. Le sommet a également soutenu les candidatures égyptiennes au conseil exécutif de l’UNESCO, le titre de membre à l’Organisation maritime internationale (OMI) et le titre de membre au Conseil économique et social de l'ONU.