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Le Jour de La Diplomatic Egyptienne

Le Jour de la diplomatie égyptienne 

 Le ministère des affaires étrangères célèbre, le 15 mars de chaque année, la journée de la diplomatie égyptienne, qui coïncide avec la commémoration de la reprise du travail du ministère égyptien des affaires étrangères, après la déclaration de l’indépendance vis-à-vis de la Grande Bretagne, le 22 février 1922, à l’issue de l’annulation du ministère égyptien des affaires étrangères pour sept ans après la déclaration du protectorat britannique sur l’Egypte en 1914, en tant que manifestation de la souveraineté, de l’indépendance et du transfert de ses spécialisations au Haut-Commissaire britannique. Le gouvernement britannique a déclaré, le 15 mars 1922, aux pays qui avaient des représentants au Caire, que le gouvernement égyptien « est actuellement  libre de restituer le ministère des affaires étrangères, et par conséquent, apte à avoir une représentation diplomatique et consulaire à l’étranger ».

L’historique indique que dès le début, l’idée d’établir ce qui a été plus tard appelé ministère des affaires étrangères, en juin 1819, est née quand Mohamed Ali a donné ses directives au ressortissant «Baghous Bey Youssefian  d’occuper le poste de traducteur », vu qu’il possède plusieurs langues, dont le turc, l’arménien, le grec, l’italien et le français, de s’occuper des contacts avec les communautés étrangères en Egypte et régler certaines questions avec les « Bahar barra » (l’appellation de la communauté internationale dans le temps).

Dès lors et Jusqu’à la stabilité du travail au ministère des affaires étrangères après le 15 mars 1922, le ministère a occupé une position privilégié dans l’organisme gouvernemental égyptien, quelque soit son nom au cours des décennies, il est resté un des plus importants symboles de la souveraineté et de l’indépendance nationales. Cette réalité est la cause qui a mené à la décision britannique d’annuler le ministère des affaires étrangères parmi les  résolutions de la déclaration du protectorat britannique sur l’Egypte, le 19 décembre 1914, en tant que manifestation de dépendance de La Grande Bretagne, où pour la première fois, le deuxième ministère de Hussein Roshdi s’est constitué sans un ministère des affaires étrangères, et le gouvernement britannique a imposé que le Haut-Commissaire britannique soit le ministre des affaires étrangères à l’exemple de la Tunisie et du Maroc.

Avec la fin de la Première Guerre Mondiale, en novembre 1918, et le déclenchement de la révolution de 1919, la question du retour du ministère égyptien des affaires étrangères a été soumise, en tant que première manifestation de la reprise de l’indépendance nationale. Le dialogue entre les deux cotés s’est poursuivi trois ans sur le retour de l’activité du ministère égyptien des affaires étrangères.

La question a été soumise en trois phases : la première quand le comité de Milner a indiqué dans son rapport de ses réunions avec la délégation égyptienne, présidée par Saad Zaghloul, en juin – aout 1920, que « quand nous étions en Egypte, nous avons réalisé que tous les Egyptiens, le Sultan et l’ensemble de ses ministres, veulent que leur pays soit représenté politiquement à l’étranger même si leurs opinions se sont divergées dans les autres questions, et ils étaient tous irrités de l’annulation du poste de ministre des affaires étrangères lorsque nous avons déclaré le protectorat et la remise du ministère des affaires étrangères au Haut-Commissaire britannique ». En outre, le Haut-Commissaire britannique avait observé, dans un rapport secret, en décembre 1918, le développement des aspirations des responsables égyptiens « à remplacer la Turquie en tant que Premiers Pays du Monde Musulman ». Mais cette première tentative a échoué dans la réactivation du ministère égyptien des affaires étrangères vu la poursuite du protectorat britannique sur l’Egypte, et l’insistance du coté britannique à gérer toutes les relations étrangères.

La deuxième s’inscrit lors de la déclaration britannique, le 26 février 1921 que « le protectorat est une relation peu satisfaisante » entre les deux pays, et si la réactivation du ministère des affaires étrangère n’a pas été déclarée dans ce cadre, de crainte de l’ouverture de l’Egypte sur des pays  anti britanniques, et de souci que l’Egypte occupe sa place en tant que puissance régionale majeure, ce qui pourrait nuire aux intérêts britanniques, la Grande Bretagne a insisté à démunir le ministère de Adli Pacha Yakan d’un ministère des affaires étrangères, sous prétexte que « l’approbation de recruter un ministre des affaires étrangères de l’Egypte contredit les bases des négociations fondées par le ministère britannique des affaires étrangères », et même quand le ministère des affaires étrangères britannique a accepté, plus tard, la réactivation du ministère des affaires étrangères égyptien, il a restreint son approbation par de nombreuses conditions, parmi lesquelles la condition d’obtenir l’approbation de la Grande Bretagne sur tous les accords politiques, ce qui a été refusé par le coté égyptien et le retour du ministère des affaires étrangères égyptien a éta ajourné.

La troisième phase a eu lieu parmi les tentatives de la réactivation du ministère des affaires étrangères avec la démission du ministère de Adli Yakan le 8 décembre 1921, où les négociations de la formulation du nouveau gouvernement ont commencé par Abdel Khalek Sarwat Pacha, qui a exigé dans le prologue de son programme politique du gouvernement : « la déclaration du gouvernement britannique l’annulation du protectorat et la reconnaissance de l’indépendance de l’Egypte, de prime abord», ensuite « la réactivation du ministère des affaires étrangères et la représentation étrangère en ambassadeurs et consuls ».   

La Grande Bretagne s’est finalement contentée  d’arrêter l'ouverture de l'Egypte sur le monde extérieur, à partir de l’étranger au lieu de restreindre le mouvement du Ministère des affaires étrangères intérieurement, ce qui a fait l’objet du circulaire envoyé par le gouvernement de Londres à tous ses représentants à l'étranger le 15 Mars 1922 en ce que Allenby a appelé le "principe britannique de Monroe" pour que les ambassadeurs britanniques en informent les gouvernements auprès desquels ils sont accrédités, incluant ce qui suit:

1-Le gouvernement égyptien aura la liberté de rétablir le ministère des affaires étrangères en préparation de représenter l’Egypte à l’étranger une représentation diplomatique et consulaire.   

2-La Grande Bretagne ne prolonge plus à l’avenir sa protection aux ressortissants égyptiens aux pays étrangers qu’aux limites revendiquées par le gouvernement égyptien et jusqu'à l’établissement de la représentation diplomatique de l'Égypte dans ce pays. 

3-L’annulation de la protection britannique sur l'Egypte ne touche en rien la situation des autres pays en Égypte, d’aucun changement.

4- La prospérité et la sécurité de l’Egypte sont primordiales pour la sécurité de l’Empire Britannique, c’est pourquoi celle-ci maintiendra pour toujours le caractère privilégié de leurs relations vu que cette situation assure l’intérêt suprême de la Bretagne. La reconnaissance britannique a ainsi clarifié l’indépendance et la souveraineté de l’Egypte.

5-Selon ce principe, toute tentative d’ingérence de la part de ces pays dans les affaires de l’Egypte sera considérée un acte offensif, en outre toute agression contre les territoires égyptiens sera sanctionnée par tous les moyens qu’elle dispose.  

Les représentants des pays étrangers à l'Egypte ont été informés  le 15 Mars 1922 ‘’ que le gouvernement égyptien est devenu maintenant libre de rétablir le Ministère des Affaires étrangères, et par conséquent  il a une représentation diplomatique et consulaire à l'étranger», le 16 Mars 1922 un circulaire a été publié, adressé aux représentants des pays étrangers en Egypte relatif à la nomination de   Abdel Khalek Sarwat Pacha ministre des Affaires étrangères et que leurs contacts à l'avenir seront effectués directement à travers lui.

Le premier siège du ministère des Affaires étrangères après son retour était au château Al Bustan au quartier de Bab El Louk au centre du Caire. Abdel Khalek Sarwat a continué son poste en tant que ministre des affaires étrangères avec un groupe limité pour une durée de deux années selon le même système administratif appliqué avant 1914, jusqu'à la promulgation de la première résolution le 4/8/1923 de diviser et organiser les départements du ministère en 7 sections, suivie d'une nouvelle résolution le 29/11/1925 de déterminer et distribuer les fonctions des départements du ministère, puis les résolutions et les lois qui contrôlent le travail  au corps diplomatique et consulaire se sont succédées et sont développées selon les évolutions de l’époque et les exigences accrus et divers de l’action diplomatique et consulaire.

En un bref aperçu de l'évolution du niveau de représentation étrangère à la République Arabe d'Egypte, et la représentation de l'Egypte à l'étranger, nous indiquons que le début avait déjà commencé avant 1914, où la représentation étrangère s’est restreinte au niveau de  député ou de consul général, puis après la déclaration de 1922 et jusqu'en 1936 le niveau de la représentation des missions étrangères au Caire s’est limitée à ministre plénipotentiaire et la Grande-Bretagne a refusé toute tentative d'élever le niveau de la représentation au rang d'ambassadeur. La situation n’a changé qu'après le traité d'amitié et d'alliance    entre l'Egypte et la Grande-Bretagne le 26 Août 1936, dont l’article II a stipulé que : « Sa Majesté le Roi sera représenté à la Cour de Sa Majesté le Roi d'Egypte et Sa Majesté le Roi d'Egypte sera représenté à la Cour de St James par des ambassadeurs accrédités selon les méthodes applicables. "

En ce qui concerne l'évolution de la représentation diplomatique mutuelle, il existait au Caire au lendemain de la déclaration de l'indépendance de l’Egypte le 28 Février 1922 des représentants de dix-sept pays en tant que députés et consuls généraux, s’élevant au cours de la période de 1922 jusqu'à l’adhésion de l'Égypte à  la Société des Nations à 26 pays. L'ouverture des ambassades et des consulats et des bureaux des Organisations Internationales et Régionales en Egypte s’est poursuivie, atteignant actuellement à 240 missions diplomatiques au Caire, devenu l'un des plus grands centres d'accueil de représentations diplomatiques dans le monde.

Quant à la représentation diplomatique égyptienne à l'étranger, les premiers pas du corps diplomatique et consulaire égyptien à l'étranger ont commencé par quatre missions seulement jusqu'à la formation des cadres nécessaires des chefs des missions et les équipes diplomatiques et administratives, le premier décret royal a paru le 24 Septembre 1923 pour la nomination des délégués extraordinaires et des  Ministres plénipotentiaires: Abdel Aziz Ezzat Pasha à Londres, Mahmoud Fakhri Pacha à Paris, Ahmed Zeyar Pacha à Rome, et Seif Allah Yussri Pacha à Washington.

L'expansion des relations égyptiennes avec le monde extérieur a augmenté la représentation égyptienne à l'étranger où le nombre a atteint en 1936 environ 57 Représentations (variées entre 23 commissariats ou ambassades, douze Consulats généraux, vingt et un consulats et une seule mission). Ces ambassades se sont multipliées avec la consolidation des relations égyptiennes étrangères, la croissance des intérêts égyptiens et le départ des citoyens égyptiens à travers le monde pour atteindre environ 162 ambassades et consulats et bureaux de protection des intérêts et  bureaux de représentation, appartenant à la République Arabe d'Égypte à l'étranger. Le nombre total de diplomates aux missions égyptiennes à l'étranger et au ministère des Affaires étrangères au Caire a atteint 980 diplomates de tous les degrés du corps diplomatique et consulaire reconnu internationalement par sa distinction qui convient à  l’école diplomatique égyptienne, aidés par une équipe financière et administrative de haut niveau nommée au ministère et envoyée à l’étranger à travers deux différentes phases d’examens écrits et oraux, augmentant le nombre total d'employés au Ministère des affaires étrangères des divers cadres ​​(cadres diplomatiques, administratifs et  cadres d’aide) à l’intérieur et à l'étranger environ cinq milles individus.


 

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