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L'Egypte revendique la révision de la structure de l'adhésion non-équilibrée au Groupe des 20, en tant que condition primordiale pour renforcer la crédibilité et la participation effective des pays en développement à la formulation des politiques économiques internationales.

 

Le 27 Juin 2010….

 

Le Ministre des Affaires Etrangères, Ahmed Aboul Gheit a décrit dans des déclarations de presse commentant le Sommet du Groupe des 20, à Toronto, au Canada le 26 et le 27Juin 2010, que le Sommet représente une démarche importante vers le renforcement du redressement  économique mondial d'une manière équilibrée et durable et l'achèvement des réformes structurelles pour réaliser la croissance économique mondiale, en sus de l'appui des efforts internationaux coordonnés pour faire face aux tendances  protectionnistes commerciales afin de surmonter les répercussions négatives de la crise. Il a souligné que le sommet a convenu de spécifier les principaux thèmes d'action durant la prochaine période représentés dans les réformes des systèmes financiers pour renforcer la transparence, l'échange d'informations et pour rendre les institutions financières plus aptes à  faire face aux crises ou aux perturbations futures, le suivi de la mise en œuvre des résolutions des Sommets précédents du Groupe quant à la récupération de la croissance économique mondiale et la création d'emplois, ainsi que le traitement du déficit  budgétaire sans toutefois endommager les opportunités de rétablissement anticipé.

 

Le Ministre des Affaires étrangères a déclaré que l'Egypte espérait que les questions concernant les pays en développement, notamment les pays africains occuperaient davantage d'espace des  délibérations et des débats du Groupe, affirmant que la réalisation des objectifs de développement nécessiterait un environnement international favorable et propice pour le soutien des efforts déployés par les pays en développement et les pays africains dans ce domaine, ce qui exige la formulation de politiques internationales financières et monétaires internationales pour atteindre cet objectif, et le développement de la nature des relations entre les pays développés et les pays en développement.

 

Il a ajouté que le Sommet de l'année dernière à " Pittsburgh " avait résolu de considérer le Groupe des Vingt l'instance compétente pour la coordination des politiques économiques mondiales. L'Égypte considère crucial pour que le Groupe mène à bien  cette tâche, qu'il lui incombe de jouir de la crédibilité et l'efficacité à travers la révision des  critères  représentatifs dans sa composition, afin d'y rectifier la représentation de nombreuses régions telles que l'Afrique et les pays arabes, leur procurant une représentation équitable pour qu'ils puissent soumettre leurs visions et proposer leurs opinions et idées, participant ainsi à la formulation de ces politiques.  Car il s'avère inacceptable que certaines régions soient absentes d'instances traitant les questions et les dossiers concernant leur avenir, d'où la nécessité de mettre fin à la marginalisation des pays en développement en tête desquels l'Afrique,  de remédier à cette situation honteuse pour le bien de la Communauté Internationale toute entière, et par suite combler de crédibilité le système international qui traite les politiques  financières internationales tel le Groupe des Vingt.

 

M. Aboul Gheit a indiqué que la crise actuelle de l'économie internationale revendique un traitement mondial, notant que le Groupe des Vingt a été créé dans des conditions internationales précédentes lors de la crise financière asiatique de 1997, et que sa composition actuelle exclut maintes  parties dont la participation est nécessaire pour assurer l'harmonie de l'effort mondial en faisant face à la crise actuelle ou les crises à venir. Il a ajouté que le Groupe est requis plus que jamais de rectifier cette situation erronée, qui a duré des années depuis sa création, où la représentation africaine et arabe équitable est absente, affirmant que le traitement de nombreux dossiers à la lumière de cette représentation réduite affaiblit la crédibilité de ses résolutions. Il a souligné que l'Egypte espère étendre la participation aux réunions antécédentes au Sommet de Toronto, pour y inclure en particulier le continent africain et les pays arabes, vu que le Groupe actuellement ne reflète pas réellement les intérêts et les besoins de plusieurs régions, sachant que cette question a été déjà soulevée dans les contacts égyptiens effectués avec tous les membres du Groupe des 20.

 

Le Ministre des Affaires Etrangères a affirmé que l'Egypte continuera à revendiquer dans le cadre des instances internationales et régionales la participation des pays en développement à la formulation des politiques mondiales traitant la crise économique mondiale, soulignant que les défis  confrontant le monde nécessitent une action en coordination car les crises dont le monde a été témoin ont démontré l'incapacité des pays ou des groupes de pays  à eux seuls d'y remédier. Il a ajouté que la diplomatie égyptienne a été en contact et en consultation permanents avec le côté canadien lequel abrite les  Sommets du Groupe des Vingt et du Groupe des Huit, lui faisant part des perceptions et  visions  égyptiennes à cet égard.

 

D'autre part, le Ministre des Affaires Etrangères a salué le communiqué du 26 juin 2010, promulgué par le Sommet du Groupe des Huit qui a précédé  le Sommet des Vingt, indiquant que l'Egypte a participé aux travaux préparatoires de ce Sommet et à la formulation de ses recommandations. Il a exprimé l'appréciation de l'Egypte de l'initiative soumise par le Canada et adoptée lors du sommet, concernant la santé des femmes et des enfants et l'allocation de 4,1 milliard de dollars annuellement à cet égard. Le ministre a ajouté que la période à venir nécessite une  mise en œuvre méticuleuse et minutieuse des résolutions des Sommets "L'Aquila" et "Muskoka" quant aux  obligations des partenaires au développement dans la gestion des problèmes liés à la sécurité alimentaire et le renouvellement de leur engagement à soutenir les efforts de développement.

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