Services consulaires

Go
Nouvelles :
  • Il n'y a pas de données disponibles
  • Il n'y a pas de données disponibles
Maison > Le Porte-Parole > Presse Mondiale

Date : 
Source:

 

LeMonde

En Egypte, le gouvernement démissionne, ouvrant la voie à Al-Sissi

A quelques semaines de l'élection présidentielle qui doit se tenir d'ici à la mi-avril, le gouvernement égyptien a démissionné, lundi 24 février. « Le gouvernement a décidé au vu des circonstances actuelles dans le pays de présenter sa démission au président de la République, Adli Mansour », indique un communiqué officiel, publié à l'issue d'une « réunion d'urgence » du gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement, dirigé de facto par l'armée, a affirmé que cette démission avait été motivée par le « sentiment qu'il fallait du sang neuf  » au sein du gouvernement. « L'Egypte va de l'avant, cette décision n'aura pas d'impact sur les relations extérieures et sur la stabilité en interne », a-t-il promis, ajoutant qu'il n'avait pas encore été déterminé quels ministres seraient maintenus.

En annonçant cette décision, le premier ministre, Hazem El-Beblaoui, a loué le travail de son gouvernement en temps de crise, faisant référence à la situation « sécuritaire » et aux difficultés « économiques » que traverse le plus peuplé des pays arabes, entré dans un engrenage de la violence avec la destitution et l'arrestation du président Mohamed Morsi en juillet dernier, et l'installation d'un nouveau gouvernement par l'armée. La justice a par ailleurs annoncé lundi un nouveau report du procès de Mohamed Morsi pour son évasion de prison au début de 2011.

M. Beblaoui s'est félicité de la tenue du référendum constitutionnel à la mi-janvier, qui avait marqué, avec l'adoption de la loi fondamentale, la première étape de la « transition démocratique » promise par l'armée au début de juillet.

DE BON AUGURE POUR AL-SISSI

Cette annonce ouvre un peu plus la porte à la candidature à l'élection présidentielle du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi, ministre de la défense, numéro un de l'armée et personnalité la plus populaire de l'armée.

Pour être éligible, celui-ci doit en effet démissionner du gouvernement, prendre sa retraite ou quitter l'armée. En janvier, le commandement de l'armée lui avait déjà donné mandat pour se présenter à l'élection présidentielle.

M. Sissi, qui est également vice-premier ministre, s'est imposé comme l'homme fort du pays depuis qu'il a annoncé la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

 

LePoint

Égypte : le Premier ministre annonce la démission de son gouvernement

Cette annonce intervient alors qu'une élection présidentielle doit être convoquée d'ici à la mi-avril.

Le gouvernement égyptien, installé par l'armée après la destitution de l'islamiste Mohamed Morsi, a démissionné lundi à l'approche de l'élection présidentielle à laquelle son commandant en chef, le nouvel homme fort du pays, ne cache pas sa ferme intention d'être candidat. Le Premier ministre Hazem el-Beblawi est apparu à la télévision d'État pour annoncer la démission de son cabinet dont il a loué le travail en temps de crise, faisant référence à la situation "sécuritaire" et aux difficultés "économiques" que traverse le plus peuplé des pays arabes, entré dans un engrenage de la violence avec la destitution et l'arrestation du premier président élu démocratiquement du pays, renversé le 3 juillet par l'armée.

Depuis, ses partisans sont réprimés dans un bain de sang, de même que toute manifestation de l'opposition, tandis que le chef de l'armée, le puissant ministre de la Défense et vice-Premier ministre du gouvernement Beblawi, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, architecte de la chute de Morsi, devrait, selon son entourage, annoncer prochainement sa candidature à la présidence. Nommé au plus haut grade de l'armée et mandaté par l'institution militaire pour répondre à "l'appel du peuple" en se présentant à la magistrature suprême, il devait également démissionner du gouvernement pour annoncer sa candidature.

Le maréchal al-Sissi favori

Il ne lui reste plus désormais qu'à quitter l'armée ou à prendre sa retraite de militaire pour remplir toutes les conditions pour être éligible. L'élection doit se tenir au printemps, selon la "feuille de route" annoncée par l'armée lorsqu'elle a destitué Mohamed Morsi. Le maréchal Sissi, de loin la personnalité la plus populaire du pays parce qu'il incarne pour beaucoup la stabilité, est en bonne position pour l'emporter. Le seul candidat déclaré pour le moment, le leader de gauche Hamdeen Sabbahi, a affirmé qu'il redoutait un retour à un pouvoir autoritaire alors que la répression qui a fait plus de 1 400 morts, selon Amnesty International, et des milliers d'arrestations dans les rangs islamistes, vise désormais aussi les militants progressistes de la jeunesse. Pour cet inlassable militant, opposant sous Morsi, et, avant lui, sous Hosni Moubarak, c'est la "révolution" qui a mis fin début 2011 à 30 ans de pouvoir absolu du "raïs" qui est aujourd'hui en danger.

Révolution "volée"

Les jeunes manifestants de 2011 contre Moubarak puis des défilés anti-Morsi fin juin "ont le sentiment que leur révolution a été volée (...), car leurs camarades ont été emprisonnés et certains tués sous leurs yeux", a noté Hamdeen Sabbahi. Lundi à la mi-journée, un communiqué officiel annonçait que le gouvernement avait "décidé au vu des circonstances actuelles dans le pays (...) de présenter sa démission au président de la République Adly Mansour". "Le gouvernement a assumé pendant les six ou sept derniers mois sa responsabilité et son devoir", a souligné Hazem el-Beblawi, et "n'a pas épargné ses efforts pour sortir l'Égypte de la mauvaise passe où elle se trouvait". "Ce n'est pas le moment des intérêts personnels, la nation est au-dessus de tous", a-t-il poursuivi, se félicitant de la tenue du référendum constitutionnel mi-janvier, qui avait marqué avec l'adoption de la loi fondamentale la première étape de la "transition démocratique" promise par l'armée début juillet.

Il faut du "sang neuf" (porte-parole gouvernement)

Avec un pourcentage de "oui" supérieur à 98 %, ce scrutin a été boudé par la jeunesse, mais a malgré cela mobilisé près de 39 % des électeurs. Le porte-parole du gouvernement, dirigé de facto par l'armée, Hani Salah, a affirmé que cette démission avait été motivée par le "sentiment qu'il fallait du sang neuf" au sein du gouvernement. "L'Égypte va de l'avant, cette décision n'aura pas d'impact sur les relations extérieures et sur la stabilité en interne", a-t-il promis, ajoutant qu'il n'avait pas encore été déterminé les ministres qui seraient maintenus. L'équipe démissionnaire a annoncé deux plans de relance économique financés par le Golfe, mais a fait face à de vives critiques, même dans les rangs des partisans du maréchal Sissi qui voit dans ce gouvernement un handicap. Sur le front judiciaire, un des quatre procès dans lesquels Mohamed Morsi est poursuivi a repris lundi matin, avant d'être ajourné dans l'attente d'une décision de justice sur une demande des avocats de la défense de retrait des juges.

 

LesEchos

L'Egypte prépare la candidature du Maréchal Al-Sissi

Par Virginie Robert

Le gouvernement a démissionné hier pour permettre la candidature du chef des armées. Un peu plus d'un mois après l'adoption d'une nouvelle constitution, une nouvelle étape s'est jouée hier avec la démission en bloc du gouvernement. Une initiative qui ne répondait pas, pour une fois, à une crise, mais à la nécessité de rendre son chef des armées, le Maréchal Abdel Fattah Al-Sissi à la vie civile. L'homme fort du régime depuis juillet dernier avec la destitution du gouvernement Morsi se devait en effet de démissionner du gouvernement pour pouvoir présenter sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Il a préféré engager l'ensemble du gouvernement avec lui dans cette manoeuvre, pour montrer le soutien de l'équipe et ne pas avoir l'air de jouer une partition en solo.

Un seul candidat déclaré. Le gouvernement a fait ce qu'il avait à faire pendant cette période critique et il y a maintenant un besoin de changement », a déclaré Hany Salah, le porte-parole du gouvernement. L'élection devrait se tenir dans quelques semaines et sera suivie d'élections législatives. Un seul candidat s'est déclaré pour l'instant, le leader de gauche Hamdeen Sabbahi. Ce dernier redoute un retour à un régime autoritaire. La répression des Frères musulmans a été violente - 1.400 morts selon Amnesty International - et il y a eu des milliers d'arrestations. es milieux d'affaires, en revanche, voient d'un bon oeil la très probable élection du Maréchal Al-Sissi. Ils espèrent « qu'une transition, en sécurité et sous contrôle, permettra d'attirer les investisseurs étrangers du Golfe et de l'Asie », indique un membre d'une organisation patronale égyptienne. Le Maréchal Al-Sissi, de son côté, a promis qu'il s'attaquerait aux problèmes d'approvisionnements énergétiques, à l'emploi public et qu'il consacrerait 10 % du PIB à l'éducation, à la santé, aux femmes et aux handicapés. Le dernier gouvernement avait présenté deux plans économiques de relance financés par Abu Dhabi, le Koweit et l'Arabie Saoudite (12 milliards de dollars d'aide à l'Egypte), mais ils avaient été critiqués. Les salariés du secteur public, à travers des grèves massives, se sont montrés particulièrement impatients.

Haut