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L’Allocution du Ministre des Affaires Étrangères à la conférence de presse tenue au Ministère des Affaires étrangères

 

 

Introduction:

Présentés des remerciements au Ministre Mohamed Amr pour avoir assumé la responsabilité dans des conditions critiques.

 

 ‘’Le gouvernement actuel est un gouvernement transitoire qui assume une responsabilité historique’’ lors d’une période considérée comme la plus critique dans l’Histoire moderne de l’Egypte ;

1- la responsabilité de défendre et de répondre aux objectifs de la révolution corrective du 30 Juin pour la mise en œuvre des objectifs de la révolution du 25 janvier 2011.

2- L'allégement l'état actuel de polarisation, rapprocher les citoyens et réaliser la réconciliation nationale.

3- Traiter les questions internes urgentes : sécuritaires, économiques et externes.

4- L'établissement des bases et des règles d’un Etat démocratique moderne dans les neufs mois à venir, comme prélude pour remettre la responsabilité au gouvernement suivant après l’amendement de la Constitution et la tenue des élections parlementaires et présidentielles.

Dans ce contexte, le ministère des affaires étrangères fonctionnera à travers les trois axes suivants :

1- La protection et le soutien de la révolution et la communication de son image réelle au monde extérieur, ainsi que l’adoption de ses principes.

2- La récupération de l’Egypte de sa position arabe, africaine et méditerranéenne et la stimulation de son rôle régional et international, outre le traitement avec les questions urgentes pertinentes à la sécurité nationale égyptienne.

3- L'établissement des bases globales et des fondements corrects de la politique étrangère future de l’Egypte.

Le premier axe: la communication de l’image réelle de la révolution égyptienne au monde extérieur:

 

1- L’explication, la clarification et la communication de l’image réelle à la communauté internationale quant aux développements de la révolution depuis le 25 Janvier et jusqu’à la révolution corrective du 30 Juin qui a visé le retour aux objectifs de la révolution du 25 Janvier, et afin de réaliser ce but, il incombe de former un comité spécialisé ‘’Task Force’’ au ministère des affaires étrangères, responsable de suivre l’image extérieure de l’Egypte et d’expliquer les développent égyptiens au fur et à mesure. Le Ministère a effectivement entamé à prendre des démarches médiatiques urgentes et d’effectuer des contacts intensifs avec tous les pays du monde. Il y a également des initiatives de personnalités publiques et d'éminents symboles égyptiens pour participer à l’exposition de la situation à l’étranger.

a – A titre d’exemple, les contacts que j'ai personnellement effectués ces deux derniers jours avec plus de huit Ministres des Affaires Étrangères arabes et étrangers, outre des appels téléphoniques effectués avec les pays de l’Union africaine afin de faire face à la résolution injuste du Conseil de Paix et de Sécurité Africain et affirmer notre refus, à travers un message dans ce sens adressé au commissariat de l’Union africaine qui a été circulé à tous les pays de l’Union africaine. En outre, six envoyés de haut niveau ont été chargés de se diriger aux capitales africaines pour expliquer la réalité de ce qui s’est passé en Egypte et les éléments de la feuille de route, ainsi que le calendrier de sa mise en œuvre et l’affirmation du refus de la décision ci-mentionnée et la nécessité de la réexaminer dans le plus bref délai.  

b- Un plan d’action médiatique avec la participation de responsables et des membres de la communauté civile, des intellectuels, des jeunes et d’éminents symboles patriotiques.

2- L'exhortation et la revendication de la communauté internationale d’assumer ses responsabilités en présentant tout le soutien économique à la révolution égyptienne et soutenir le peuple égyptien dans ses aspirations légitimes à réaliser une démocratie réelle, ce qui ne peut être réalisé sans relever les défis économiques et sociaux actuels.

Le deuxième axe: La récupération de l’Egypte de sa position arabe, africaine et méditerranéenne et la confrontation des questions régionales relatives à la sécurité nationale égyptienne :

1- Il existe un nombre de principes, de croyances et de concepts qui gèrent nos orientations extérieures durant la période transitoire, notamment :

a- L’appartenance arabe de l’Egypte

b- Nos racines et nos intérêts africains.

c- Notre identité islamique de la majorité du peuple égyptien (l’Egypte préside OCI jusqu’en 2016).

d- L’Egypte est un pays régional et pivot faisant une partie de la communauté internationale avec laquelle elle agit positivement.

e- Le dialogue dans le cadre de la parité.

f- L’indépendance de la décision égyptienne à assurer la pluralité des alternatives et des choix disponibles sans s’éloigner des questions internationales, notamment les aspects relatifs à l’intérêt national égyptien et à la sécurité nationale comme l’alimentation, l’énergie, l’eau et les outils de défense de la souveraineté.

g- Le rôle pionnier régional de l’Egypte se réalise en présentant un modèle des pays sensibilisés et d’une politique civilisée concrétisée à travers la primauté de la loi, les intérêts communs et le dialogue, sans ingérence dans les affaires internes des pays.

2- Il existe une série d’outils et d’objectifs à réaliser durant la période transitoire :

a- Utiliser l’impulsion politique engendrée par les révolutions du 25 Janvier et du 30 Juin en adoptant une politique étrangère active.

b- Prendre l’initiative au lieu de réagir.

c- Tirer profit des moyens de la force douce au service du travail extérieur, entre autres l’art et la culture, le rôle des deux institutions d’Al Azhar et de l’Eglise Copte, en plus du rôle des organisations de la communauté civile et de la diplomatie populaire.

d- La tenue d’un dialogue politique régional et international profond afin d’établir un nouveau système mondial, que l’Egypte de la révolution, contribue à élaborer sur des bases démocratiques dans les années à venir.

Le troisième axe: élaborer les bases d’une vision future pour la période post transitoire :

1- La révision globale de nos relations avec les pays étrangers dans le cadre des trois cercles de la politique étrangère égyptienne (le cercle des pays de voisinage / le cercle des pays les plus influents dans le système mondial / le cercle du reste des pays du monde), dans le but de déterminer les priorités et les objectifs précis de nos relations étrangères, de sorte à investir ses points positifs et les opportunités disponibles, et de manière à mieux gérer les différends et les positions divergentes avec les pays du monde, notamment les pays voisins avec lesquels nous sommes reliés par une identité et une appartenance commune, des questions de paix, outre la gestion commune des ressources naturelles stratégiques. En plus du cercle des pays et des parties les plus influents au niveau du monde, comme les Etats-Unis, la Russie, l’Union Européenne, la Chine et autres.

2- L'établissement des bases pour la formulation d’une vision claire de la politique étrangère égyptienne jusqu’en 2030, de sorte qu’elle comporte les opportunités et les défis auxquels fait face cette politique dans le futur, ce qui revendique la réalisation d’un consensus national et d’une nouvelle formulation des objectifs, des programmes, des outils et des politiques proposées à cette vision future, abordant les moyens de traiter avec les mutations régionales et internationales.

3- Afin d’élaborer cette vision future de la politique étrangère égyptienne, un comité spécial qui comprend nombre de personnes éminentes et d’experts dans les différentes spécialisations sera établi, en plus d’un nombre de centres de recherches concernés par la politique extérieure comme le Centre égyptien pour les affaires étrangères, le Centre d’Al Ahram pour les études politiques et stratégiques, et autres, afin de développer cette vision future, en se focalisant particulièrement sur le rôle régional égyptien dans son environ du Moyen Orient, de l’Afrique et de la Méditerranée.

4- L’élaboration d’une définition précise à la sécurité nationale égyptienne au présent et dans l’avenir, selon les changements internes, régionaux et internationaux .

5- Dans le contexte du règlement urgent et effectif des questions liées à la sécurité nationale du pays et les menaces actuels, de manière à rendre à l’Egypte sa position régionale et internationale, je voudrais indiquer sur les questions suivantes :

a- La récupération de l’Egypte de sa position naturelle dans son environ arabe, en tant que sœur aînée au rôle intellectuel, culturel et social pionnier, en plus de la consolidation des relations avec ses sœurs dans les différents domaines de manière à aider l’Egypte à relever les défis relatifs au processus de la transformation démocratique, en plus du retour de l’action arabe commune, où l’Egypte joue son rôle naturel de direction et d’activation. Je voudrais exprimer mon appréciation pour la position positive de la part des pays arabes frères soutenant le peuple égyptien à cette période critique.

b- La garantie de la sécurité hydraulique égyptienne à travers des démarches intensives avec tous les moyens légitimes afin de préserver les droits et les intérêts hydrauliques égyptiens quant à l’eau du Nil, tout en respectant les aspirations des pays et des peuples du Bassin du Nil, parmi lesquels le peuple Ethiopien frère dans le domaine du développement. Par conséquent, nous aspirons à parvenir à des solutions pratiques qui garantissent les intérêts des deux côtés ; appuyées sur la déclaration conjointe promulguée après la réunion des deux ministres des affaires étrangères, à Addis Abeba, le 18 juin 2013, notamment la prompte mise en exécution des recommandations du comité international des experts, à travers un volet technique qui comprend les ministres des ressources hydrauliques dans les trois pays (l’Egypte/ le Soudan / l’Ethiopie), ainsi qu’un volet politique comprenant les ministres des affaires étrangères des trois pays.

c- L’affirmation de l’appartenance égyptienne à l’Afrique et la recherche de la récupération de l’Egypte de sa position dans le continent, vu son rôle historique en tant que l’un des pays fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine, qui a patronné les mouvements de libération nationaux africains. Avec l’affirmation de la nécessité que les relations entre l’Egypte et ses frères africains se basent sur les intérêts communs et le principe de la réalisation du profit pour tous ‘’win win situation’’, ainsi que l’activation du rôle du secteur privé dans l’approfondissement les relations commerciales et économiques, et l’examen de l’augmentation des ressources du Fonds égyptien pour la coopération avec l’Afrique.

 

d- La poursuite du soutien du peuple palestinien et les positions des leaders palestiniens qui visent à garantir ses droits légitimes dans l’établissement de son Etat indépendant, avec pour capitale Jérusalem-Est, partant de l’initiative de paix arabe et la nécessité de tenir des négociations sérieuses selon un calendrier déterminé, parallèlement avec des mesures israéliennes  qui reflètent le sérieux et mènent à la construction de la confiance.

e- Le suivi des développements de la crise syrienne, affirmant le plein soutien de l’Egypte à la révolution syrienne et l’appui des demandes du peuple syrien à obtenir ses droits légitimes dans le cadre d’une démocratie réelle qui garantit l’égalité entre le peuple syrien, dans toutes ses sectes, ses orientations religieuses et ethniques, tout en affirmant la nécessité de parvenir à un règlement politique qui maintient le pays et préserve son unité et sa souveraineté, afin d’atteindre la stabilité du Moyen Arabe et du Moyen Orient.

f- L’activation du cercle islamique dans le cadre de la présidence de l’Egypte de l’OCI qui se poursuit jusqu’en 2016, de manière à se focaliser, lors de notre présidence sur certains objectifs : la proclamation des valeurs de tolérance, de coexistence et de dialogue entre les religions, la confrontation de l’islamophobie et de la xénophobie, avec l’activation de la coopération entre les pays islamiques et tirer profit des modèles de développements réussis, et la protection des droits des minorités musulmanes dans le monde. Outre l’intérêt de l’Egypte à développer ses relations avec les pays islamiques sans exception se basant sur le principe du respect de la souveraineté des pays et la non-ingérence dans ses affaires internes.

g- L’affirmation du role du développement dans la politique étrangère égyptienne, en attirant les investissements étrangers, le tourisme, en lancant de grands projets égyptiens, en obtenant  d’aides financiers et techniques  des partenaires régionaux et internationaux, ainsi que le transfert de la technologie et son enracinnement. En outre, l’ajout de nouveaux cercles qui comporte la consolidation des relations avec les rassemblements économiques africains, notamment le COMESA et le groupe de BRICS (Russie / Brésil / Inde / Chine / Afrique du Sud), en plus d’autres forces économiques importantes et émergentes comme la Chine, le Japon et les pays du Sud et de l’Est de l’Asie.

h- Le retour de l’équilibre à la politique étrangère égyptienne, non pas à travers le remplacement d’une partie par une autre, mais à travers l’établissement de réelles relations de partenariat avec les grands Etats, comme les Etats-Unis, l’Union européenne, la Russie, la Chine et l’Inde, basées sur le respect mutuel et les intérêts communs, en plus de l’ouverture sur les autres forces émergentes dans le cadre de la multiplicité des centres de décision et du poids politique, économique et social dans le système mondial, de manière à élargir la marge de l’activité et la multiplicité des alternatives devant notre politique étrangère.

i- La nécessité d’établir l’égalité sécuritaire à toutes les parties au Moyen Orient et l’adhérence de tous les pays au principe de la mondialité du Traité de non-prolifération.

j- L’examen de la restructuration du ministère des affaires étrangères, selon les défis internes, régionaux et internationaux auxquels font face le pays et selon les demandes des Egyptiens à l’étranger, de manière à permettre au ministère d'agir d'une façon prompte et efficace avec ces crises, ainsi que la communication rapide avec les medias locaux et étrangers. La reconstruction proposée comporte une révision globale des mécanismes actuels et de la structure du ministère, tel que :

- L’autonomisation des jeunes diplomates pour participer à la construction du ministère pour jouer un rôle plus actif et plus effectif dans la prise de décision au ministère, de manière à poursuivre le processus de sélection des leaders, ainsi que l’autonomisation au deuxième et troisième rang du ministère pour jouer son rôle à travers l’infiltration d’un nouveau sang et la soumission de nouvelles idées originales pour promouvoir l’action diplomatique et le rôle du ministère des affaires étrangères, sur le même  pied d’égalité avec les leaders du premier rang.

- L’examen de l’établissement d’une unité indépendante et spécialisée dans le domaine du transfert et de la localisation de la technologie en Egypte, notamment des pays similaires dans leur développement social, politique, économique et culturel à l’Egypte, comme l’Inde, la Chine et le Brésil et autres, pour le profit de l’économie égyptienne.

3- Le soin des intérêts des Egyptiens à l’étranger à travers les ambassades et les consulats généraux d’Egypte, chargés de présenter des services consulaires appropriés à la communauté égyptienne à l’étranger et approfondir sa liaison avec la patrie, en ce qui suit :

·         La mise en œuvre de la proposition du ministère des affaires étrangères d’établir “un organisme pour le soin des Egyptiens à l’étranger”, ayant un budget indépendant pour présenter la protection légale aux Egyptiens à l’étranger, à travers l’accord avec des bureaux d’avocats à l’étranger, en plus de la couverture des frais du cargo des corps vers la patrie sans procédures. Ce qui revendique l’adoption d’une législation à cet égard. Le ministère cherchera de nouvelles ressources de financement, en plus du financement gouvernemental de l’organisme, comme le secteur privé. En outre, le ministère des affaires étrangères sera l’une des premières institutions à contribuer au budget de cet organisme afin de fournir la protection légale aux Egyptiens à l’étranger.

·         Le ministère se tiendra également, en coopération avec les autorités concernées de l’Etat, de faciliter la participation des Egyptiens à l’étranger aux élections législatives et présidentielles.

·         Je voudrais annoncer, à cette occasion, la spécification de 6 millions de livres égyptiennes du budget du ministère des affaires étrangères de l’année 2013 – 2014, en tant qu’initiative du ministère afin de fournir la protection légale aux Egyptiens à l’étranger, à travers l’accord avec des bureaux d’avocats pour leur défense, à commencer par la communauté égyptienne en Arabie Saoudite qui accueille la plus grande communauté égyptienne dans la région arabe, pour le généraliser dans toutes les ambassades avec l’établissement du fonds et de l’organisme pour le soin des Egyptiens à l’étranger.

·         Je profite de cette occasion pour annoncer, qu’au nom de tous les employés au ministère des affaires étrangères, la contribution d’un don de deux jours de travail du salaire au Fonds du soutien de l’Egypte, y compris les employés au ministère et l’agence générale du Fonds du financement des bâtiments du ministère des affaires étrangers à l’étranger, en plus des deux Fonds égyptiens pour la coopération technique avec l’Afrique et les pays du Commonwealth, ainsi que toutes les ambassades et consulats d’Egypte à l’étranger.



 

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